La création d’une entreprise en classe

Au gymnase de Münchenstein (BS), les élèves de l’option «Economie» sont impliqués, avec le soutien de l’association YES Young Enterprise Switzerland, dans la création et la gestion d’une petite entreprise. Nous avons rencontré une délégation de l’entreprise « flavourite», pour qui la notion de durabilité est importante.

Les élèves sont accompagnés de leur enseignant d’économie, Armin Barandun. Christina Lagger, cheffe de production, commence par décrire le processus de fabrication de leur produit, la limonade «flavourite»: «C’est très simple. Nous prenons du jus d’agave concentré, de l’eau et un peu de sel, que nous cuisons pour faire un sirop. Nous ajoutons du jus de citron et de l’eau. La limonade peut ensuite être versée dans les bouteilles et vendue.» Quant à la PDG de l’entreprise, Nergis Kilavuz, elle ajoute: «Notre limonade a la particularité d’être basée sur un nombre limité d’ingrédients, qui sont tous frais et de haute qualité. Nous bâtissons ainsi des liens de confiance avec notre clientèle.»

Six élèves ont participé à la création de cette entreprise dans le cadre du cours d’économie. «Celui ou celle qui souhaite endosser le rôle de PDG doit déposer sa candidature et composer ensuite lui-même son équipe», explique Armin Barandun, qui accompagne de tels projets depuis plus de dix ans. Il souhaite s’assurer que seuls deviendront PDG les élèves qui ont la capacité et la volonté d’assumer cette tâche exigeante. En composant son équipe, Nergis Kilavuz a veillé à ce que les différents membres s’entendent bien et à ce que chacun puisse mettre en valeur ses points forts: «Ceci favorise un bon climat de travail et c’est une condition importante de la réussite.» Une fois l’équipe formée, un brainstorming a abouti à l’idée de fabriquer une boisson qui soit durable, s’offrant ainsi un avantage sur le marché.

Dans le cas de «flavourite», la notion de durabilité s’est concrétisée par deux mesures: l’utilisation de concentré d’agave – édulcorant naturel de haute valeur et bon pour la santé – et des bouteilles en PET recyclé. Pour le choix des citrons, le label bio a été écarté en raison de ses coûts élevés. Mais leur fraîcheur est garantie. Nergis Kilavuz précise: «Il y a de nombreuses étapes jusqu’à la production et il faut savoir d’adapter. D’abord, nous voulions produire chez nous, à la maison, jusqu’à ce que nous constations qu’une simple cuisine n’était pas assez bien équipée. Maintenant, nous pouvons utiliser gratuitement la cuisine d’un restaurant.» Christina Lagger ajoute: « La communication aussi est cruciale, que ce soit au niveau interne que dans les médias.»

Interrogé sur son expérience avec l’association YES, Armin Barandun déclare: «Les projets de ce type permettent de faire le lien avec la pratique, une dimension souvent trop peu présente à l’école. Ils exigent de la part des élèves de l’autonomie et le sens des responsabilités. Mais ces qualités ne peuvent pas apparaître sur commande. C’est pourquoi les projets ne sont pas tous couronnés par le même succès.» Il confirme aussi que beaucoup d’élèves réfléchissent au développement durable. «Comme ils disposent de ressources limitées, la durabilité joue aussi un rôle dans leurs productions».
 

 
Young Enterprise Switzerland (YES)

L’association développe et encadre, pour les écoles, des programmes de formation à l’économie axés sur la pratique. Les élèves s’approprient les compétences utiles pour comprendre les interactions sociales et économiques, pour agir en tant que chefs d’entreprise et convaincre par leur personnalité. Ils sont préparés à trouver leur voie dans l’économie mondiale en étant conscients de leurs responsabilités.

Lien : www.young-enterprise.ch

      
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